[2/3]Les Nouvelles Stratégies des Vendeurs B2B d’Elite : Cibler les "Mobilisateurs" et non les "Ambassadeurs"
Publié : 18 juin 2013 Classé dans : B2B marketing, Conseils-Best practices, Etudes-Chiffresclés | Tags: b2b marketing, B2B selling, méthode de vente B2B, solution selling Poster un commentaire »Comme nous l’avons mentionné dans l’article précédent : Les Nouvelles Stratégies des Vendeurs B2B d’Elite : Eviter la piège de la demande bien définie ! , la méthode de vente traditionnelle, basée sur le "Solution Selling" incite le commercial à se concentrer sur un "Ambassadeur" au sein de l’entreprise cible qui va lui permettre de signer son affaire. En générale, ces Ambassadeurs répondent à une liste de critères tels que : Personne facilement accessible et toujours d’accord pour un rdv, personne qui fournit des informations intéressante et non disponible pour les autres fournisseurs, évidemment c’est une personne qui soutient l’offre du vendeur et qui a un pouvoir d’influence sur les autres, elle est considérée comme crédible auprès des ses collègues et est volontaire pour aider le vendeur à rencontrer d’autres personnes dans l’entreprise, c’est également une personne qui aura un intérêt personnel à ce que la vente se fasse…..Cette étude a montré que le vendeur peut souvent trouver une personne au sein de chaque entreprise cible qui répond à minimum un ou deux critères mais il n’y a jamais une personne unique qui répond à tous ces critères dans la vraie vie.
Une étude sur les différents intervenants dans le cycle de vente chez les entreprises "clientes", révèle l’existence de 7 profils distincts et mesure la capacité de chacun d’entre eux à mener des actions concrètes lors d’un projet ou d’un investissement à grande échelle. Les profils ne sont pas exclusifs et chaque personne peut avoir plus d’une tendance, mais les résultats de l’étude montre que chaque personne a une tendance dominante quand il s’agit de travailler avec un fournisseur ou gérer un projet de grande envergure. Voilà les 7 profils :
1- "Go-Getters": terme traduit par les "Fonceurs", ils souvent motivés par les changements et les améliorations organisationnels. Ils sont toujours à l’affût de bonnes/nouvelles idées.
2-"Teachers": ce sont les "Professeurs" qui sont passionnées par leur domaine d’activité et passent leur temps à partager leurs connaissances, leurs idées avec leurs collègues. Ils ont également la capacité à convaincre les autres de prendre des actions.
3-"Skeptics" : ce sont tout simplement les septiques : très méfiants, ils rejettent tout idée relative à un large projet ou un projet complexe. Même quand une décision est prise, ils conseillent la prudence et la mise en oeuvre progressive.
4-"Guides" : ces sont les personnes qui sont au courant des derniers "potins" et partagent souvent des informations qui ne sont pas encore publiques.
5-"Friends" : ce sont les "amis" du vendeurs, ils sont facilement accessibles et sont toujours heureux de présenter le commercial aux autres acteurs dans l’organisation.
6-"Climbers" : ce sont les ambitieux/opportunistes qui sont intéressés par leur propres intérêts personnels. Ils favorisent les projets qui vont mettre en avant leurs profils et s’attendent à être récompensés quand les projets seront réussis
7- "Blockers" ce sont les bloqueurs, partisans du statut quo et refusant toute interaction avec les commerciaux.
L’étude révèle que les commerciaux "traditionnels" gravitent autour des 3 profils suivants : les "Guides", "Friends" et "Climbers". Ce sont des personnes très accessibles, qui partagent facilement l’information. Ce sont de bons parleurs mais ont peu de capacités à mettre en place le consensus indispensable aux décisions d’achats complexes.
Par ailleurs, l’étude révèle que les profils que les vendeurs d’élite ciblent sont : les "fonceurs", les "professeurs" et les "sceptiques". l’étude les regroupe sous le terme "mobilisateurs". Il n’est pas facile de discuter avec cette catégorie de personnes car ce qui les intéressent en priorité est le changement ou amélioration qui peuvent apporter à leur entreprise et NON PAS votre entreprise. Ils adoptent une attitude neutre vis à vis du fournisseur et ce qui les intéressent le plus ce sont les nouvelles idées et perspectives que ce dernier peut leur apporter. Les commerciaux ayant une approche classiques "bénéfices/fonctionnalités" ne pourront jamais réussir à engager le dialogue avec eux. Ils ne veulent pas qu’on leur demande quelles sont leurs problématiques ou leurs challenges. Ils recherchent un regard externe, une expertise, des idées neuves ainsi que des pistes de réflexions sur ce que l’entreprise doit mettre en place. Cela correspond parfaitement au profil des "fonceurs", car ils veulent mettre en place des choses, au profil des "professeurs" car ils veulent partager et au profil des sceptiques, car ils veulent tester. "Si le client n’est pas sceptique et ne me déstabilise pas, cela veut dire que j’ai pas bien fait les choses ou le client n’est pas du tout sérieux" voilà ce qu’un commercial d’élite a évoqué durant cette étude.
Source: THE END OF SOLUTION SALES Harvard Business Review July-August 2012
[Etude]Content Marketing : Usages et préférences des Acheteurs b2b
Publié : 21 février 2012 Classé dans : Content Marketing, Etudes-Chiffresclés | Tags: content marketing, contenu marketing, Etude marketing b2b, médias sociaux b2b, usage des acheteurs b2b 2 Commentaires »Le Content Marketing est devenu une composante stratégique de génération de leads pour toutes les entreprises technologiques. Aujourd’hui le contenu ne se limite plus aux brochures, aux livres blancs et aux cas clients ! la démocratisation du web 2.0 et des médias sociaux a fait émerger de nouvelles formes de contenus afin de répondre à la demande grandissante des Acheteurs b2b. Plus autonomes et plus avides d’informations, ces derniers veulent prendre le contrôle sur les cycles de vente et souhaitent acquérir une réelle expertise sur les solutions technologiques qui les intéressent.
- 3/4 des entreprises américaines ayant une stratégie sur les médias sociaux utilisent le contenu marketing dans leurs campagnes (King Fish media, Hubspot, Junta42, juin 2010)
- 94% des marketers ont adopté une stratégie de content marketing (Junta42, MarketingProfs, Sep 2010)
Quel est le contenu le plus pertinent ? Quel est le contenu le plus influent lors du processus d’achat et comment doit-il être diffusé ? Voici quelques questions auxquelles Eccolo Media et Global Marketing Insite (GMI) ont tenté de répondre via leur étude"Eccolo Media 2011 B2B Technology Collateral Survey". Publiée en octobre 2011, cette étude a été réalisée aux Etats-Unies sur un panel de 501 professionnels (63% de décisionnaire et 37% d’influencers). Voici les principaux résultats :
1) Le contenu marketing devient social
77% des personnes interrogées déclarent que les boutons de partage (type facebook, twitter ou linkedin) publiés sur les contenus ou à côté du contenu, donne la perception que ce contenu est influent ! Ce résultat est assez surprenant d’autant plus que la présence de ces boutons n’est pas gage de qualité ou de pertinence.
2) Le contenu marketing devient interactif
L’ajout des éléments interactifs au contenu augmente la perception d’influence : 83% des répondants déclarent que les éléments audio inclus dans le contenu, le rend plus influent et 92% des répondants déclarent la même chose pour la vidéo.
3) Demande grandissante pour le contenu sur le mobile
50% des recherches web se font déjà sur les mobiles (http://mashable.com/2011/03/23/mobile-by-the-numbers-infogrpahic/) et d’ici 2014, l’usage d’Internet mobile va dépasser l’usage d’Internet sur l’ordinateur.
- Selon cette étude, 37% des répondants déclarent avoir déjà consommé du contenu sur le mobile (33% sur smartphone et 16% sur tablettes).
- Il apparaît également qu’un grand nombre de personnes interrogées souhaitent acquérir un iPad. 56% d’entre eux pensent que les marketers doivent adapter en priorité leur contenu à l’iPad, 45% à l’iPhone et 38% au blackberry.
4) Les contenus traditionnels connaissent une baisse de consommation par rapport aux autres années
Selon cette étude, la consommation des contenus type : brochures, livres blancs, cas client a connu une baisse en 2011 :
- La consommation des brochures a baissé de 14 points de 83% en 2010 à 72% en 2011
- la consommation des livres blancs a baissé de 14 points de 76% en 2010 à 62% en 2011
- La consommation des cas clients a baissé de 17 points de 67% en 2010 à 50% en 2011
- La consommation des vidéos et des podcasts est restée plutôt stable
Interrogés sur l’influence de ces contenus dans la décision d’achat :
- 65% des répondants estiment que les livres blancs sont "très influents" voir "extrêmement influent" (vs 41% en 2010).
- 68% estiment que les cas clients sont "très influents" voir "extrêmement influent" (vs 39% en 2010).
- 67% estiment que les podcasts sont "très influents" voir "extrêmement influent" (vs 44% en 2010) et 62% estiment que les vidéos sont "très influents" voir "extrêmement influent" (vs 47% en 2010)
5) Le site web reste un canal très influent
Même si les médias sociaux deviennent un canal de plus en plus important dans les stratégies marketing b2b, le site web reste le principal endroit où les prospects accèdent aux contenus marketing.
- 77% des répondants accèdent aux sites web via les moteurs de recherches, 46% via les emails directs, 34% via des collègues et 19% via les médias sociaux !
- 38% des répondants déclarent accéder aux cas clients via les emails directs et 35% via les médias sociaux
- 43% accèdent aux livres blancs via les emails directs et 39% via les médias sociaux
Enfin, les deux canaux considérés comme les plus influents sont d’abord le contact personnel et ensuite le site web.
Ce qu’il faut retenir :
1) Ajouter systématiquement les boutons partage (facebook, linkedin, twitter…) sur tous les contenus web
2) Inclure du multimédia (vidéo, podcast) à tous les contenus écrits (Cas clients, brochures web, livres blancs…)
3)Revoir les livres blancs : revoir les formats, oser les livres blanc sous forme de vidéo
4) Optimiser le contenu pour les appareils mobile : smartphones et tablettes
5) Ré-utiliser le contenu : vu les besoins grandissants des acheteurs b2b en termes de contenus, il est indispensable de pouvoir exploiter les différents contenus de différentes manières et sur différents supports
6) Faire du site web le principal hub de sa stratégie de Content Marketing
Et vous ? Avez-vous orienté votre stratégie Marketing vers davantage de contenu ?
[Etude] Acheteurs b2b : Bouleversement des Comportements et Nouvelles Attentes
Publié : 17 février 2012 Classé dans : Etudes-Chiffresclés | Tags: acheteurs b2b, comportement ds acheteurs b2b, Etude marketing b2b, générer des leads, inbound marketing, lead generation, lead management, lead scoring, marketing automation, marketing b2b 2 Commentaires »Intitulée The New BtoB Path To Purchase et réalisée en 2011 par DemandGenreport, sur 230 acheteurs b2b, cette étude décrit leurs nouveaux comportements en termes de processus de décisions ainsi que leurs attentes tout au long du cycle d’achat.
Selon cette étude, les décisionnaires b2b sont de plus en plus futés et autonomes. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir prendre le contrôle sur le processus d’achat, ils savent bien qualifier leurs besoins et s’orienter vers les solutions qui vont les aider à résoudre leurs problématiques et répondre à leurs enjeux. Avant même de prendre contact avec les fournisseurs , certains d’entre eux, ont déjà une idée précise des différentes offres, de leurs caractéristiques, de leurs bénéfices et même des prix.
3 principaux enseignements à tirer des résultats de cette étude :
1) La perte de vitesse des modes d’approche traditionnels d’outbound marketing, Telemarketing en "cold call", Emailing à outrance, Push publicitaire….il est indispensable que le plan marketing soit équilibré entre des programmes d’outbound et d’inbound marketing.
2) L’importance de mieux connaître ses prospects : mettre en place des techniques plus poussées en termes de qualification et de ciblage : lead scoring, behavior trakcing.
3) Importance d’influencer les décideurs très amont : le contenu devient un élément fondamentale dans les stratégies marketing. Il est indispensable de diffuser le bon message, via le bon outil (étude, livre blanc, best practices, cas client, calculateur ROI….) au bon moment du cycle d’achat.
les chiffres clés à retenir :
Moins de 7% des entreprises ont été en relation avec leurs fournisseurs de solution via un appel à froid (cold call)
- 41% déclarent avoir contacté directement leur fournisseur
- 46% annoncent que le fournisseur les a contactés après qu’ils aient téléchargé du contenu sur son site web
- 24% déclarent avoir établi une liste de fournisseur privilégiés avant de prendre contact avec l’équipe commerciale
- Seulement 21% s’engagent avec le fournisseur dès l’étape de recherche d’info
- 7% s’engagent seulement au moment de la diffusion du cahier des charge
- 6% ne s’engagent avec l’entreprise qu’au moment des négociations
- 71% des acheteurs interrogés indiquent que les présentations produits et les demos produits sont très utiles en amont du process d’achat
- 44% sont attentifs aux livres blancs et e-book pour trouver les informations
- 40,6% pensent que les cas client sont utiles pour la décision d’achat
- 34,5% trouvent que les webinars sont utiles pour la décision d’achat
- Besoins et attentes en termes de flexibilité : on passe d’un Cycle de Vente traditionnel avec validation des budgets et décision d’achat à un mode plus « décontracté » où les budgets peuvent être dégagés en fonction des problématiques identifiées.
Pour plus de détails, voici le rapport de l’étude : http://www.genius.com/media/pdfs/mgResources/new-b2b-purchase-path.pdf
Alignement Marketing et Vente en b2b : Où en est-on ?
Publié : 9 février 2012 Classé dans : Etudes-Chiffresclés, Génération de leads | Tags: alignement marketing vente, étude forrester, lead generation, marketing b2b, sales alignement 1 Commentaire »Quel directeur marketing n’a jamais eu ce genre de conversation avec son directeur commercial ?!
Aujourd’hui, le maître mot du directeur marketing est "Sales Alignement"! Exit les objectifs de notoriétés et d’images, place aux objectifs sur le chiffre d’affaires et les performances business !
Néanmoins, selon une enquête récente (fin janvier 2012) de Forrester research (B2B Sales and Marketing Alignement Starts With The Customer), seulement 8% des entreprises b2b déclarent avoir mis en place un bon alignement entre leurs fonctions ventes et marketing.
Lors de cette enquête, 66 responsables commerciaux et marketing ont été interrogés. Quand il leur a été demandé de noter le niveau de collaboration entre les ventes et le marketing sur une echelle de 1 à 5 (1 signifie aucune collaboration et 5 signifie une étroite collaboration), voici ce qu’il en ressort :
- 45% des répondants ont attribué une note de 3
- 24% ont attribué une note de 4
- 21% une note de 2
- 2% une note de 1
Inutile de rappeler combien l’étroite collaboration des deux fonctions est primordiale pour optimiser leurs performances respectives d’une part et pour atteindre les objectifs financiers de l’entreprise, d’autre part.
Il existe aujourd’hui une pléthore de solutions de Marketing Automation ultra sophistiquées (Eloqua, Marketo, Aprimo, Silverpop….) qui se connectent facilement à tous les outils de sales automation (Salesfoce.com, sugarcrm,…..) et qui permettent d’avoir une vue complète sur le cycle de vie d’un lead, à condition d’avoir bien défini un process clair et fluide et d’avoir bien formé à la fois les équipes marketing et les équipes sales. Cependant, il y a des bases fondamentales sur lesquels le marketing et le sales doivent absolument être alignés, parmi elles :
- La compréhension de la cible/du prospect : quel est le profil de l’entreprise qui nous intéressent ? Quel est le profil de notre "acheteur"? quelles sont ses problématiques ? quels sont ses besoins ?….
- La compréhension du cycle de vente et de ses différentes étapes : cela est indispensable afin de pouvoir cibler finement le prospect en fonction de sa "maturité" et de pouvoir delivrer le bon message, avec le bon contenu et au bon moment.
- L’échange permanent entre les deux équipes sur la connaissance du marché et de la compétition (du côté du marketing) et sur les feedback terrain et les besoins "concrets" des clients (du côté des équipes commerciales).
Et de votre côté, comment se passe la collaboration entre vos équipes marketing et vos équipes de vente ?
[Etude] le ROI des entreprises technologiques sur les Médias Sociaux
Publié : 26 janvier 2012 Classé dans : Conseils-Best practices, Etudes-Chiffresclés | Tags: étude, médias sociaux b2b, réseaux sociaux, ROI Poster un commentaire »Si les entreprises technologiques utilisent les médias sociaux pour communiquer avec leurs clients, développer leur notoriété à des coûts réduits ou encore toucher une cible internationale, elles ont beaucoup de difficultés à prouver et à mesurer un ROI fiable et convaincant. Pourtant, une étude réalisée par McKinseyandCo sur 1768 entreprises, pendant une durée de 4 ans, a révélé quelques performances chiffrés intéressantes :
- 40% des entreprises technologiques qui sont sur les médias sociaux réalisent des performances supérieures à celles qui n’y sont pas.
- 27% des entreprises ont attribué aux médias sociaux une croissance de leur part de marché et de leur profit, parmi elles, on cite le cas de Dell qui a enregistré un profit de £4Million, grâce aux leads générés par Twitter.
- 60% des entreprises interrogées attribuent aux médias sociaux une meilleure efficacité de leur stratégie marketing : une amélioration de la notoriété, un meilleur taux de conversion et des clients plus fidèles.
- 50% des entreprises qui engagent le dialogue avec leurs clients sur Facebook et Twitter, ont enregistré un meilleur taux de satisfaction client.
les analystes de McKinseyandco pensent que la corrélation entre le degré de "Networking" de l’entreprise et les gains de parts de marché, est attribuée au fait que ces entreprises sont perçues comme des "Learning Organisations", ce qui veut dire qu’elles tirent partie des connaissances et des échanges avec leurs clients sur les médias sociaux pour collaborer, co-créer et s’améliorer continuellement.
Les entreprises technologiques ayant mis en place une véritable stratégie sur les médias sociaux, basée sur l’échange d’expertise, la mise à disposition de contenu à forte valeur ajoutée, le partage d’expérience et de bonnes pratiques, contribue fortement à une meilleure collaboration avec leurs clients, à davantage d’innovation, à une réduction du "Time to market" et à une expérience client unique et durable.
source: The rise of the networked enterprise: Web 2.0 finds its payday, Décembre 2010)



















